Deux dosages, deux significations
La ferritine et le fer sérique explorent tous deux le fer, mais ne mesurent pas la même chose. On les confond souvent ; voici la différence — et pourquoi la ferritine est le repère central.
Le tableau comparatif
| Ferritine | Fer sérique | |
|---|---|---|
| Ce que ça reflète | Les réserves de fer | Le fer circulant à l’instant T |
| Stabilité | Plutôt stable | Varie beaucoup dans la journée |
| Fiabilité seul | Bonne (repère central) | Faible (peu fiable isolé) |
| Piège | Augmente avec l’inflammation | Sensible à l’heure, aux repas |
Pourquoi la ferritine est centrale
Pour rechercher un manque de fer, la ferritine basse est le signe le plus utile : elle indique des réserves épuisées. Le fer sérique seul, lui, peut être bas un matin et normal l’après-midi — il ne suffit pas à conclure. Le coefficient de saturation de la transferrine affine l’analyse (voir Coefficient de saturation).
Le piège de l’inflammation
La ferritine monte avec l’inflammation : elle peut alors masquer un vrai manque de fer. C’est pourquoi le médecin la lit souvent avec la CRP et le contexte. Voir Ferritine basse et Ferritine élevée.
Ce qu’il faut retenir
On regarde la ferritine en priorité, le fer sérique seulement avec elle et le coefficient de saturation. Tout se lit avec le contexte, par le médecin. Pour aller plus loin, voir Comprendre son bilan du fer.