De quoi parle-t-on ?
Nos groupes sanguins (A, B, AB, O) dépendent de petites molécules présentes à la surface des globules rouges. Le groupe O est dit « donneur universel » pour les globules rouges, car il ne porte pas ces molécules. D’où une idée de recherche : utiliser des enzymes pour retirer ces molécules et rapprocher d’autres groupes du groupe O.
Ce que montrent les études
Des travaux indexés sur PubMed décrivent des enzymes capables, en laboratoire, de modifier ces molécules de surface. Les résultats sont encourageants, mais ils restent préliminaires et obtenus surtout en laboratoire, loin d’une utilisation en transfusion courante.
Pourquoi c’est prometteur
Disposer de globules rouges plus largement compatibles pourrait, à terme, faciliter la gestion des réserves et la transfusion en situation d’urgence. Le potentiel est réel, à confirmer.
Pourquoi rester prudent
- ces travaux sont préliminaires, sans application en transfusion courante ;
- la sécurité et l’efficacité chez l’humain doivent encore être démontrées ;
- le don du sang reste indispensable : rien ne remplace les donneurs ;
- une découverte de laboratoire n’est pas une pratique disponible.
Ce que cela change aujourd’hui
Pour l’instant, la compatibilité des groupes demeure essentielle et le don du sang irremplaçable. Toute question transfusionnelle relève d’un professionnel de santé. Pour suivre ces avancées, voir notre rubrique Recherche & innovations.