De quoi s’agit-il ?
Réduire la durée des antibiotiques quand c’est possible est un enjeu majeur (efficacité, effets indésirables, résistances). La procalcitonine, un marqueur sanguin qui s’élève dans certaines infections, est étudiée pour aider à décider quand arrêter un traitement antibiotique, en milieu hospitalier.
Ce que montre l’essai
D’après un article indexé sur PubMed, l’essai randomisé ADAPT-Sepsis (41 réanimations, 2 760 patients) a comparé des protocoles guidés par la procalcitonine ou la CRP à la prise en charge habituelle :
- le protocole guidé par la procalcitonine a réduit la durée des antibiotiques sans augmenter la mortalité (non-infériorité) ;
- le protocole guidé par la CRP n’a pas montré ce bénéfice.
(Dark et al., JAMA 2025, DOI).
Pourquoi rester prudent
- ce protocole concerne des patients hospitalisés en réanimation, pas la médecine de ville ;
- il s’agit d’aider à raccourcir un traitement, jamais de l’arrêter soi-même ;
- procalcitonine et CRP ne sont pas interchangeables pour cet usage.
Ce que cela change aujourd’hui
Ces résultats renforcent l’intérêt de la procalcitonine pour mieux ajuster la durée des antibiotiques à l’hôpital, dans une logique de bon usage. Pour vous, la règle reste simple : ne modifiez jamais un traitement antibiotique sans votre médecin. Voir la fiche Procalcitonine.